
DAVID BEHAR

Stagiaire
Dessinateur-projeteur Naval
En fin de 2e année de BUT GMP, j'ai eu le privilège d'effectuer un stage au sein de l'entreprise Vanpraet, qui m'a plongé au cœur de l'univers de la conception navale, de ses défis et de ses opportunités.
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Vanpraet est un chantier naval renommé dans le domaine de la transformation et réparation de bateaux en acier, situé au bord de la Seine à Villeneuve-la-Garenne (92390). Fondée il y a 290 ans, l’entreprise est reconnue pour son expertise technique, de chaudronnerie, de mécanique de propulsion auprès de ses clients des bateaux passagers, bateaux logements et bateaux de commerce/mariniers.
Il m’a été confié au sein du bureau d’études des missions, dont deux projets majeurs :
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Transformer un tronçon de ponton d’accueil de public (ERP) en ponton de travail doté d’une pelle
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Créer un châssis de travail
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Sur ces projets, j'ai réalisé des relevés de terrain, la conception et les mises en plan.​​​​​

Secteur naval

Dans l'ensemble, le secteur naval ou fluvial est d'une importance vitale au niveau national et européen, contribuant à l'économie de l’activité fluviale. Il représente un domaine stratégique qui nécessite des investissements, de l'innovation pour relever les défis de demain et exploiter les opportunités du secteur fluvial.
Du point de vue écologique, les bateaux ont une empreinte carbone élevée en raison de leur consommation de carburant et de leurs émissions de gaz à effet de serre. Cependant, les péniches de type freycinet (38 m de long x 5 m de large) sont souvent utilisées pour le transport de marchandises sur les voies navigables intérieures. Comparativement aux camions, qui ont une capacité de transport plus limitée, les péniches peuvent transporter de grandes quantités de marchandises, réduisant ainsi le nombre de trajets nécessaires pour le transport de la même quantité de fret. En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, il est couramment cité que l'empreinte carbone d'un freycinet équivaut à environ 10 camions. Les pouvoirs publics reconnaissent l'importance des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du transport et encouragent les bateaux à passer à des solutions plus écologiques, telles que la propulsion électrique. Sur le chantier Vanpraet, le Trocadéro était en chantier pour sa propulsion en 100 % électrique.
Sur Paris, l’activité tourisme fluviale se développe énormément, Anne Hidalgo voulant mettre en valeur les quais de Seine, de nombreux pontons de restaurant, bars, se sont créés. Le chantier Vanpraet a en commande la construction d’un de ceux-ci.

Vanpraet
Rachetés en 2015 par Anne ISRAËL et Nuno DA SILVA, les Chantiers Navals du Nord Vanpraet prennent un nouvel essor et ne cessent de croître. L’entreprise vise toujours à satisfaire ses clients, en mettant en œuvre une combinaison efficace de compétences, de rapport qualité/prix et de respect des délais. L'activité principale de l'entreprise comprend, la réparation et la transformation des bateaux logement, de commerce et des bateaux passagers. Vanpraet assure également la mise aux normes et la mécanique des navires, ainsi que la construction navale. L'équipe de Vanpraet bénéficie d'une grande expertise dans divers domaines, tels que la mécanique de propulsion, la tuyauterie et la plomberie, la mise en forme de la tôle sur les bateaux, les doublages et la réalisation d'inserts. Elle possède un savoir-faire solide en matière d'assemblage et ses chaudronniers monteurs sont capables de construire de nouvelles structures avec rapidité et précision.
Sur le chantier, j’ai observé que le bureau Veritas joue un rôle essentiel sur les chantiers navals en effectuant le contrôle des cordons de soudure réalisés sur les coques des bateaux par exemple. L'entreprise a choisi de sous-traiter son activité de bureau d'études et de fabrication pour les pièces complexes. Ainsi, elle collabore avec des partenaires externes spécialisés dans l'ingénierie navale pour répondre aux besoins spécifiques de chaque projet. Cette approche permet à Vanpraet de bénéficier d'une expertise supplémentaire tout en se concentrant sur ses compétences clés dans la construction navale. J'étais principalement autonome dans les tâches liées au bureau d'études et soutenu par M. DA SILVA qui était disponible pour apporter son expertise.​


Vanpraet veut devenir un acteur clé de l’économie fluviale et investit régulièrement dans son outil de production. En 2024 avec les JO (Jeux Olympiques), des constructions d’unités flottantes nécessitent d’être construites.​
Missions
Dans le processus de conception de chaque projet et mission, j'ai suivi une méthodologie précise. Pour commencer, j'ai effectué des relevés sur le terrain nécessaires à chaque projet, afin d’acquérir les données essentielles à la suite du processus. Ensuite, j'ai réalisé un inventaire détaillé des éléments disponibles tels que les profilés, qui seraient utiles pour le projet. Cette étape m'a permis de disposer d'une vision claire des ressources existantes et de déterminer les éléments à utiliser dans la conception. La phase de conception terminée, j’ai élaboré les mises en plan appropriées. Sur Solidworks. Ce logiciel m'a permis de créer des modèles 3D de pièces et d'assemblages, ainsi que des mises en plan détaillées.​
Ma mission était de concevoir tous les éléments nécessaires à la mise en service de ce ponton de travail, “le Marioupol” en y intégrant ce que Vanpraet avait gardé. Le ponton en question était initialement un élément du ponton d’accueil de public nommé Suffren de Bailly, appartenant aux Vedettes de Paris, situé au pied de la Tour Eiffel, Port de Suffren (Paris 7e). Le Marioupol est un tronçon de 22 m x 8,5 m de large x 2.9 m de hauteur.

Le projet était de permettre à une pelle de 30 T d’effectuer des travaux de dragage fluvial. Pour ce faire, il fallait créer toute la structure de renforts permettant de supporter le poids de la pelle plus la charge qu’elle porterait et implanter tous les éléments qui permettent de travailler sur le ponton en toute sécurité.

Dans le cadre de ce projet, ma responsabilité était de concevoir les éléments nécessaires à la fabrication d'un châssis de travail pour améliorer la productivité sur le chantier. Ce châssis aura pour but de se fixer entre un châssis existant et deux duc d'albe (Ø900 mm et Ø2000 mm) situés dans la Seine à une distance d’environ 9600 mm du châssis existant.

Châssis existant
Terre
La conception de ce châssis répond au besoin de produire en amont du chantier et ainsi de faciliter les opérations sur le chantier. L'objectif principal était d'optimiser la configuration existante en ajoutant un châssis supplémentaire qui s'intégrera de manière harmonieuse et fonctionnelle. Il y a une contrainte, l'interdiction d'implanter des ducs d'albe dans la Seine, ce qui signifiait que le châssis devait être uniquement suspendu.